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vendredi, mai 22, 2026
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L’Algérie face à une offensive hybride

Des investigations sécuritaires récentes confirment l’intensification d’une guerre hybride menée contre l’Algérie, impliquant des réseaux liés au Maroc et, désormais, des acteurs basés aux Émirats arabes unis. Les services spécialisés font état de tentatives d’inondation du pays par des drogues, des substances psychotropes et des quantités croissantes de monnaies contrefaites, dans une stratégie qualifiée par les experts de « ciblage indirect » visant le tissu social et la stabilité économique.

Selon ces enquêtes, des réseaux liés au Makhzen sont au centre de l’acheminement de quantités record de stupéfiants vers le territoire national. Parallèlement, des groupes opérant depuis les Émirats accélèrent l’introduction de monnaies falsifiées et de drogues dures. Ces opérations visent simultanément la jeunesse algérienne et la remise en cause de la dynamique économique en cours de consolidation.

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait alerté sur ces menaces en évoquant les « guerres hybrides » et les « guerres de cinquième génération », qui se développent en dehors des confrontations militaires directes et exploitent les technologies, les réseaux criminels et les vecteurs d’influence économique. Dans un discours prononcé devant les cadres de l’Armée nationale populaire le 10 octobre dernier, il avait insisté sur l’adaptation de l’armée à ces nouveaux formats de menace et rappelé que la sécurité et la stabilité internes demeurent essentielles pour l’investissement et la croissance.

Les derniers rapports des services spécialisés confirment en outre l’existence d’un réseau dédié à l’injection de monnaie nationale contrefaite dans les circuits commerciaux de plusieurs wilayas, avec pour but de déstabiliser les échanges et d’ébranler la confiance financière. Une activité jugée aussi dangereuse que le trafic de drogues et de psychotropes.

Face à ces développements, le gouvernement a renforcé l’arsenal législatif destiné à lutter contre les barons de la drogue et les filières de contrebande, tout en consolidant la coordination entre les appareils sécuritaires et les services de renseignement. Les autorités soulignent que les attaques ne se limitent plus à la frontière ouest, mais s’inscrivent désormais dans une manœuvre multiforme impliquant plusieurs acteurs hostiles visant à freiner la montée en puissance de l’Algérie.

Le Chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire, le Général d’Armée Saïd Chanegriha, rappelle pour sa part que les orientations stratégiques de l’Etat s’inscrivent dans une logique d’affirmation nationale, de consolidation de l’économie émergente et de renforcement de la cohésion interne. Il estime que la résilience des États repose sur leurs capacités propres et sur la solidarité entre la population, les institutions et la direction du pays.

Selon les autorités, l’Algérie entre dans une phase sensible face à une guerre combinant attaques économiques, opérations criminelles, campagnes de désinformation et réseaux d’intérêts extérieurs. Les services compétents assurent que la riposte sera à la hauteur des enjeux, avec une vigilance accrue et une mobilisation de l’ensemble des institutions concernées.