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jeudi, mai 21, 2026
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PLF 2026 : les grandes lignes du cadrage macroéconomique à moyen terme

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 trace les orientations économiques du pays pour les trois prochaines années. Ce texte prévoit un niveau élevé de dépenses publiques, afin de soutenir les besoins sociaux et de maintenir la dynamique économique.

Selon le rapport du ministère des Finances, le cadrage macroéconomique du PLF 2026 repose sur un prix de référence du baril de pétrole fixé à 60 dollars, tandis que le prix de marché est estimé à 70 dollars.

Les dépenses budgétaires devraient atteindre 17.636,7 milliards de dinars en 2026, soit 42 % du PIB, avant de passer à 17.815,7 milliards en 2027 et 18.499,7 milliards en 2028. Si l’on tient compte d’un taux de consommation de 70 %, les dépenses effectives seraient de 12.345,7 milliards de dinars en 2026, puis de 12.471 milliards en 2027 et 12.949,8 milliards en 2028.

La masse salariale, incluant celle des établissements publics à caractère administratif, s’élèverait à 5.926 milliards de dinars en 2026, soit un peu plus du tiers du budget de l’État. Les transferts sociaux sont évalués à près de 6.000 milliards de dinars.

Côté recettes, elles sont estimées à 8.009 milliards de dinars en 2026, puis à 8.187,2 milliards en 2027 et 8.412,7 milliards en 2028. La fiscalité pétrolière devrait, elle, reculer légèrement, passant de 2.697,9 milliards de dinars en 2026 à 2.513,5 milliards en 2028.

Le gouvernement table sur un taux de croissance de 4,1 % en 2026, 4,4 % en 2027 et 4,5 % en 2028, porté notamment par les secteurs hors hydrocarbures. Le PIB atteindrait 41.878,3 milliards de dinars en 2026, avant de progresser à 45.018,4 milliards en 2027 et 48.395,7 milliards en 2028. Le PIB hors hydrocarbures, pour sa part, passerait de 36.286,5 milliards de dinars en 2026 à 43.117,8 milliards en 2028.

Sur la période 2026-2028, la croissance du secteur agricole est estimée à une moyenne annuelle de 5,4 %, tandis que sa valeur ajoutée devrait augmenter de 6,2 %. Le secteur de la construction afficherait une progression annuelle moyenne de 5,1 %, et celui des services environ 5 %.