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vendredi, mai 22, 2026
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15.000 praticiens Algériens travaillent en France

fuite des médecins
Médecine et chirurgie

Ils sont quelques 15.000 praticiens Algériens à professer dans différentes spécialités médicales en France. Un nombre qui suscite l’inquiétude quant à la fuite des médecins algériens à l’étranger.

Pour le président du Conseil national de l’Ordre des médecins, Mohamed Bekkat Berkani cette envie irrésistible d’Algériens à vouloir quitter le pays qui les a vus naitre, s’expliquerait par un « climat qu’ils jugent comme n’étant pas à la hauteur de leurs attentes ».

Intervenant sur les ondes de la radio chaine 3, le Dr Mohamed Bekkat Berkani rappelle que ce qui est désigné communément comme une « fuite des cerveaux », est une caractéristique que rencontrent tous les pays en développement.

Il note qu’en Algérie, ce mouvement a commencé à toucher des médecins chargés du secteur de la santé, formés, dit-il, à grands frais et qui, pour des raisons multiples, « estiment qu’ils ne sont pas considérés à leur juste valeur », ou que leur carrière professionnelle n’est pas à la hauteur de ce qu’ils en espéraient.

Il fait observer aussi que les pouvoirs publics ont tendance à minimiser un problème qui, preévient-il, est en train de prendre de l’ampleur et qui est exacerbé par « certains pays » qui accordent des facilités à ces candidats à l’immigration pour les attirer.

Pour tenter de freiner cet exode des têtes pensantes, le Dr Bekkat Berkani estime que l’une des solutions consiste « à établir un dialogue » avec elles et non pas à tenter de la solutionner « sous un angle répressif ».

Pour lui, ceux-ci se sont trouvés mal considérés, agressés parfois, ou bien manquant d’équipements de soins appropriés pour exercer correctement leur métier, fuient le pays.

Pour mettre un terme à ce marasme, le président de l’Ordre des médecins propose d’inaugurer une rencontre regroupant les autorités avec les médecins, pour « lever un certain nombre de contraintes » et trouver des solutions « immédiates », pour éviter que ces derniers « ne sombrent dans la désespérance » dans leur pays.