La Banque mondiale a relevé ses prévisions de croissance pour l’Algérie en 2026, selon la dernière édition de son Bulletin économique consacré à la région MENAAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan).
Dans ce rapport publié sur son site, l’institution table désormais sur une progression du produit intérieur brut (PIB) réel de 3,7 % pour l’Algérie en 2026. Cette estimation est en hausse de 0,2 point par rapport à celle avancée en janvier, qui était de 3,5 %. Le pays fait ainsi partie des rares économies de la région à bénéficier d’une révision positive de ses perspectives.
À l’échelle régionale, la dynamique apparaît plus modérée. La croissance globale des pays MENAAP (hors Iran, pour lequel les données ne sont pas disponibles) devrait atteindre 1,8 % en 2026. Ce niveau est inférieur de 2,4 points aux prévisions initiales établies en début d’année. En comparaison, la région avait enregistré une croissance de 4 % en 2025.
Certaines grandes économies connaissent des ajustements à la baisse. C’est le cas de l’Arabie saoudite, dont la croissance est désormais attendue à 3,1 %, contre 4,3 % précédemment. D’autres pays producteurs d’hydrocarbures devraient même enregistrer un recul de leur activité économique. Le PIB réel de l’Irak, du Koweït et du Qatar est ainsi annoncé en baisse, respectivement de 8,6 %, 6,4 % et 5,7 %, après des révisions importantes.
Dans le cas de l’Algérie, l’évolution des recettes issues des exportations devrait avoir un effet sur les équilibres extérieurs. Le déficit du compte courant est attendu en nette diminution, passant de -5,9 % en 2025 à -2,4 % en 2026, toujours selon la Banque mondiale.
Arezki Nait Benali








