Une nouvelle unité dédiée à la prise en charge de l’obésité a été mise en service lundi à Alger par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene. Cette structure est installée au sein du service de médecine interne de la clinique Arezki-Kehal, relevant de l’Établissement public hospitalier Djillali-Belkhenchir à El-Biar, selon un communiqué du ministère.
Dans son communiqué, le ministère précise que « première du genre au niveau national, cette unité assure une prise en charge médicale globale et multidisciplinaire aux patients obèses, conformément à une approche moderne adaptée aux normes internationales en vigueur, notamment celles de l’Association européenne pour l’étude de l’obésité (EASO) ».
La nouvelle structure regroupe plusieurs services destinés à accompagner les patients. Elle comprend notamment des espaces de réadaptation pour hommes et femmes, des bureaux de consultation spécialisés ainsi que des zones dédiées à l’orthopédagogie, à la réhabilitation et à l’activité physique adaptée. L’objectif est d’assurer un suivi coordonné et complet.
Le ministre a estimé que cette réalisation constitue « un pas qualitatif dans le processus de développement du système national de santé ». Il a également souligné que cette initiative vise à améliorer l’accès aux soins spécialisés et à limiter les complications liées à l’obésité, qu’il a qualifiée de « une véritable menace pour la santé publique en Algérie et dans le monde ».
Lors de cette visite, Mohamed Seddik Ait Messaoudene a salué le travail des équipes médicales et paramédicales mobilisées autour de ce projet, sous la supervision du professeur Amar Tbaïbia.
L’unité s’appuie sur une équipe composée de quatre médecins spécialisés dans le traitement de l’obésité, accompagnés de psychologues, de nutritionnistes et de personnel paramédical. Tous interviennent dans le cadre d’une approche coordonnée afin de prendre en charge les différents aspects de cette pathologie.
Sur le plan technique, la structure est dotée d’équipements permettant d’effectuer les examens nécessaires au diagnostic et au suivi des patients. Il s’agit notamment de dispositifs de mesure de la composition corporelle, d’analyses médicales complètes et d’examens cardiaques, en plus du dépistage des complications associées. Des équipements sont également prévus pour la réadaptation et l’activité physique.
La prise en charge repose sur un parcours structuré. Celui-ci débute par une évaluation globale de l’état du patient, suivie de la mise en place d’un programme personnalisé incluant un suivi médical, des conseils nutritionnels, un accompagnement psychologique et une activité physique adaptée. Un travail de sensibilisation est également mené afin d’aider les patients à mieux gérer leur maladie, avec un suivi régulier pour évaluer l’évolution.
Selon le communiqué, cette initiative devrait améliorer les conditions de prise en charge des patients. Elle pourrait aussi servir de modèle pour la création d’unités similaires dans d’autres établissements hospitaliers à travers le pays.








