Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a reçu à Alger l’ambassadrice du Royaume du Danemark en Algérie, Katrine From Hoyer. La rencontre a porté sur la coopération entre les deux pays dans le secteur de la santé et sur les moyens de la renforcer, selon un communiqué du ministère.
La réunion s’est tenue jeudi soir en présence de responsables de l’administration centrale ainsi que du directeur général des laboratoires « Novo Nordisk », Sidi Mohamed El Amine Taha Dahaoui. Les échanges ont permis de faire le point sur les relations entre les deux pays dans le domaine sanitaire.
À ce sujet, il a été indiqué que la rencontre a constitué « une opportunité pour examiner l’état de la coopération existante entre l’Algérie et le Royaume du Danemark dans le secteur de la santé, et d’examiner les mécanismes susceptibles de la renforcer et de l’élargir, au service des priorités du système de santé national et en phase avec les développements récents dans les domaines de la prévention, des soins et de la numérisation sanitaire ».
Les deux parties ont également évoqué les actions déjà menées dans le cadre du partenariat bilatéral. Elles ont souligné les campagnes de sensibilisation autour des maladies chroniques, notamment le diabète et l’obésité, ainsi que le suivi des indicateurs de santé dans plusieurs wilayas à travers des dispositifs mobiles de dépistage.
Il a été aussi question de la prévention dans le système de santé algérien. Le ministre a insisté sur ce point en rappelant « l’importance capitale que l’Algérie accorde au domaine de la prévention, en tant que l’un des piliers fondamentaux du système de santé national », ajoutant « l’importance de l’action multisectorielle, notamment avec le secteur de l’Education nationale, en vue d’ancrer les comportements sanitaires sains chez les enfants et de promouvoir la culture de la prévention dès le jeune âge, dans le cadre d’une approche participative multisectorielle ».
La rencontre a également permis d’aborder les projets de numérisation en cours dans le secteur de la santé en Algérie. À ce propos, le ministre a présenté « les principaux projets de numérisation que connaît le secteur et qui entreront progressivement en service, à l’instar du dossier médical électronique du patient, des plateformes de télémédecine et de téléradiologie, ce qui contribuera à l’amélioration de la qualité des services de santé et à leur rapprochement du citoyen ».

Dans le même cadre, il a évoqué « l’importance de renforcer la santé de proximité et le travail de terrain, notamment dans le domaine du dépistage précoce des maladies chroniques et de la réalisation des analyses médicales, permettant ainsi d’améliorer la prise en charge sanitaire et de consolider la prévention au niveau local ».
Le ministre a aussi salué l’expérience danoise dans le domaine de la santé, en exprimant l’intérêt de l’Algérie pour cet appui technique, notamment dans les technologies médicales et l’innovation.
Il a ainsi souligné « le niveau avancé atteint par le système de santé danois », et réaffirmé « l’attachement de l’Algérie à bénéficier de l’expertise danoise, particulièrement dans les domaines des technologies sanitaires modernes et de l’innovation médicale, tout en œuvrant à la concrétisation de projets de coopération et de partenariat servant l’intérêt des deux pays ».
De son côté, l’ambassadrice du Danemark a mis en avant les relations entre les deux pays dans ce domaine. Elle a indiqué « le niveau de coopération avec l’Algérie », et exprimé « la disposition de son pays à renforcer le partenariat et l’échange d’expertises dans les différents domaines de la santé, notamment en matière de solutions numériques et plateformes de santé intelligentes ».
Elle a également ajouté « la disponibilité de la partie danoise à accompagner les efforts du ministère de la Santé dans le domaine de la numérisation et à faire bénéficier le secteur des expériences réussies, notamment dans les domaines de la télémédecine, de l’innovation médicale et du développement des mécanismes de prise en charge du patient selon les derniers standards internationaux en vigueur ».
Les deux parties ont confirmé leur volonté de poursuivre le travail commun et d’examiner de nouvelles pistes de coopération, en rappelant « poursuivre la coordination et l’action commune, de procéder à l’étude de nouveaux mécanismes à même de renforcer la coopération bilatérale et à élargir les domaines de partenariat dans l’intérêt des deux pays ».








