L’escalade militaire dans le Golfe et le Moyen-Orient s’est poursuivie hier lundi sur fond d’appels à la retenue et au retour de la diplomatie afin d’éviter un embrasement de la région.
Dans ce contexte, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est entretenu dimanche soir par téléphone avec plusieurs dirigeants arabes. Les échanges ont porté sur l’évolution récente de la situation militaire dans la région.
Sur ses instructions, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu au siège de son département les ambassadeurs de pays arabes concernés par les attaques enregistrées dans le cadre de l’actuelle escalade.
Par ailleurs, la Jordanie a décidé de fermer partiellement et provisoirement son espace aérien. Cette mesure concerne les vols à l’arrivée, au départ ainsi que les avions en transit.
Le président du Conseil des commissaires de l’Autorité de régulation de l’aviation civile jordanienne, Diaf Allah Al-Farajat, a précisé dans un communiqué que cette décision intervient en raison de la situation régionale et après une évaluation des risques conformément aux normes internationales.
De son côté, le ministre turc des Transports et des Infrastructures, Abdulkadir Uraloglu, a annoncé l’annulation, jusqu’à vendredi prochain, des vols des compagnies aériennes turques à destination de l’Iran, de l’Irak, de la Syrie, du Liban et de la Jordanie.
La Chine a, pour sa part, renouvelé son appel à l’arrêt des combats et à un retour aux discussions diplomatiques, estimant que « la tâche la plus urgente est de cesser les opérations militaires afin d’éviter que le conflit ne se propage ».
Dans le même esprit, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, a qualifié la situation de « très inquiétante » et a appelé à « la plus extrême retenue ».
Le souverain pontife, Pape Léon XIV, a également invité les parties concernées à mettre fin à la « spirale de la violence » au Moyen-Orient et à privilégier la voie diplomatique.
S’adressant aux fidèles réunis sur la Place Saint-Pierre, il a déclaré : « Face à la possibilité d’une tragédie d’ampleur énorme, j’exhorte les parties impliquées à assumer la responsabilité morale de stopper cette spirale de la violence avant qu’elle n’entraîne une fracture irréparable ».







