Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, accompagné du directeur général de la Protection civile, Boualem Bourelaf, a supervisé lundi, dans la wilaya de Bouira, au lancement officiel des exercices de terrain entrant dans le cadre de la manœuvre nationale « SEISMEX 2026 ».
Sur place, le ministre a effectué une visite des différents dispositifs mis en place pour le déroulement de l’exercice. Il a d’abord inspecté la structure chargée de la coordination générale, où lui ont été présentés le scénario retenu ainsi que les modalités de suivi et d’exécution des opérations.
La délégation s’est ensuite rendue au centre de commandement central. Des explications ont été fournies sur le fonctionnement du système de commandement et de contrôle, ainsi que sur les mécanismes de coordination entre les centres sectoriels, destinés à faciliter la prise de décision et la gestion des interventions.
Le ministre a également visité la cellule d’information, dédiée à la couverture médiatique de l’exercice et à la diffusion des données opérationnelles, afin d’assurer une communication régulière durant la manœuvre.
Un poste vétérinaire avancé a aussi été inspecté. Il est destiné au suivi sanitaire des chiens de recherche de l’unité cynotechnique engagée dans l’exercice. Les responsables ont présenté les procédures prévues pour préserver leur disponibilité opérationnelle tout au long des différentes phases.
La visite a par ailleurs porté sur plusieurs équipes de soutien et d’intervention initiale. Le ministre s’est informé de leur niveau de préparation, de l’équipement mobilisé et de l’organisation adoptée sur le terrain pour faire face aux situations prévues dans le scénario.
Il a également pris connaissance du fonctionnement des centres de commandement sectoriels et de leurs liens opérationnels avec le centre central, avant de se rendre dans les zones de déploiement des équipes spécialisées. Les responsables ont exposé l’organisation des effectifs, la disponibilité des moyens humains et matériels ainsi que les dispositifs de coordination entre les différentes spécialités.
À l’issue de cette tournée, le ministre a adressé ses remerciements aux personnels de la Protection civile pour leur engagement et a réaffirmé le soutien de son département à ce corps.
Organisé par la Direction générale de la Protection civile, l’exercice national « SEISMEX 2026 » se poursuit jusqu’au 12 février. Il repose sur un scénario simulant un séisme de magnitude 6,7 sur l’échelle de Richter touchant le sud-est de la wilaya de Bouira.
Selon le scénario établi par les experts, l’épicentre se situerait à 14 kilomètres de la commune d’Oued El Berdi. Les communes d’Oued El Berdi, Bouira, El Asnam et Sour El Ghozlane seraient concernées, avec des victimes, des personnes portées disparues et plusieurs types d’incidents, notamment des effondrements de bâtiments, des dégâts sur des ouvrages hydrauliques, des accidents de la circulation, des affaissements de terrain, des déraillements ferroviaires ainsi que des explosions et des fuites de produits dangereux.
Dans ce contexte, l’exercice prévoit l’activation du plan ORSEC à l’échelle de la wilaya et la mobilisation de l’ensemble des moyens disponibles. Des postes de commandement opérationnels sont installés pour coordonner l’action des différents services engagés.
Pour la première fois dans ce type de manœuvre, un poste vétérinaire avancé est intégré pour la prise en charge des chiens de recherche pouvant être blessés lors des opérations. Des équipes spécialisées dans l’évaluation des risques liés aux bâtiments, composées de 70 officiers formés en 2025, sont également déployées.
L’exercice comprend aussi un volet international, avec la simulation de l’intervention d’équipes étrangères de secours. Une zone internationale a été aménagée et trois équipes nationales sont chargées de l’accueil et de la coordination avec les intervenants étrangers. Des officiers de liaison assurent la coordination au niveau des ports et des aéroports.
Au total, près de 6 000 agents, issus de 44 wilayas, participent à cette manœuvre à travers les détachements de renfort pour les premières interventions. Les équipes mobilisées couvrent l’ensemble des spécialités, notamment le commandement, le sauvetage et le déblaiement, la plongée, les interventions en milieux périlleux, les unités cynotechniques, les cellules NRBC, la médecine des catastrophes, les transmissions et la logistique. Un détachement de l’École nationale de la Protection civile prend part à l’exercice en qualité d’observateur.
Au programme figurent 549 manœuvres, encadrées par des officiers supérieurs spécialisés dans la gestion des catastrophes. Les organisateurs visent notamment à évaluer les délais de réponse en situation de crise majeure, à améliorer la coordination entre les dispositifs nationaux et internationaux, à tester les systèmes d’information numériques et à capitaliser les retours d’expérience pour les futures interventions.









