À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, le ministère de la Santé a organisé, lundi à Alger, une rencontre scientifique consacrée aux questions de prévention et de dépistage précoce, considérés comme des leviers essentiels pour limiter l’impact de la maladie et réduire la mortalité.
Dans une allocution lue en son nom par le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé, Djamel Fourar, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a rappelé que «la lutte contre le cancer constitue une priorité nationale majeure», estimant également que «cette maladie représente un défi sanitaire croissant».
Selon le ministre, la stratégie nationale repose sur quatre axes principaux : la prévention, le dépistage précoce, la prise en charge thérapeutique et la recherche scientifique. Il a, dans ce cadre, mis l’accent sur «la sensibilisation et le changement de mode de vie afin de réduire les facteurs de risque, ainsi que l’élargissement des programmes de dépistage précoce, notamment pour les cancers du sein et du col de l’utérus».
Il a précisé que plusieurs actions figurent parmi les priorités des pouvoirs publics, notamment «le renforcement des structures sanitaires spécialisées, la fourniture des médicaments et des équipements modernes, la formation des ressources humaines, en sus du soutien à la recherche scientifique et la coopération avec les universités pour améliorer la prévention et le traitement».
M. Ait Messaoudene a également souligné que «la lutte contre le cancer est une responsabilité collective qui nécessite la conjugaison des efforts de tous les secteurs, la participation active de la société civile et l’implication du citoyen».
Intervenant lors de cette rencontre, le représentant du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Algérie, Phanuel Habimana, a indiqué que «l’Algérie a franchi des pas importants dans le domaine de la lutte contre le cancer, à travers l’introduction de la vaccination contre l’hépatite, le renforcement des programmes de prévention et de lutte contre le cancer du sein, et l’investissement dans les centres de radiothérapie et d’oncologie».
Il a, par ailleurs, relevé que les efforts engagés par les autorités, notamment en matière de modernisation des équipements et d’organisation des réseaux de prise en charge sanitaire, traduisent une volonté d’améliorer la prévention et la qualité des soins.
De son côté, le président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, le Pr Adda Bounedjar, a rappelé que la lutte contre cette maladie repose principalement sur la prévention, le dépistage précoce et la prise en charge thérapeutique. Il a également insisté sur l’importance de la lutte contre le tabagisme et l’obésité, considérés comme des facteurs majeurs de prévention du cancer.








