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vendredi, mai 22, 2026
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Béni Abbès : 14 morts dans un accident de bus

Un grave accident de la route s’est produit samedi sur la RN 50, dans la wilaya de Béni Abbès, à l’extrême Sud-Ouest de l’Algérie. Un bus de transport de voyageurs assurant la liaison Béchar-Tindouf a quitté la chaussée avant de se renverser sur son toit. Le bilan communiqué par la Protection civile fait état de 14 morts et 34 blessés, après un premier décompte faisant état de 12 décès et 23 blessés. Parmi les victimes figurent deux militaires ainsi que le chauffeur du bus.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent le véhicule complètement retourné, avec une partie de la structure écrasée. Le bus, de marque Higer, transportait plusieurs passagers au moment de l’accident. Il n’était impliqué dans aucune collision avec un autre véhicule.

Dans la nuit de samedi à dimanche, les ministres de l’Intérieur, Saïd Sayoud, des Transports, et de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, se sont rendus auprès des blessés admis dans les structures de santé de la région. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a également exprimé sa solidarité avec les familles endeuillées.

Lors de sa visite sur les lieux, le ministre de l’Intérieur a communiqué les premiers éléments de l’enquête menée par la Gendarmerie nationale. Il a déclaré : « Les premiers rapports prouvent que le dérapage et le renversement du bus sont dus à la vitesse excessive, plus de 140 km/h. Un bus qui se renverse seul sur une route, sans aucune autre voiture. Je n’arrive pas à trouver les mots pour s’exprimer ».

Une série de drames routiers

Cet accident intervient quelques mois après la chute d’un bus dans l’oued El Harrach, à Alger, qui avait coûté la vie à 18 personnes. Ces drames relancent le débat sur la sécurité des transports collectifs, notamment les bus et les poids lourds, régulièrement impliqués dans des accidents graves.

Les autorités soulignent que le facteur humain reste à l’origine de la majorité des accidents. Des comportements dangereux sont souvent constatés, en particulier chez certains conducteurs de bus et de camions, comme les excès de vitesse, les manœuvres à risque ou la conduite sous l’effet de substances interdites.

Au moment de ce nouvel accident, le gouvernement s’apprête à réviser le Code de la route. Cette réforme, examinée récemment en Conseil des ministres, vise à renforcer les sanctions contre les infractions graves. Le ministre de l’Intérieur a indiqué que le texte, initialement prévu pour une présentation dimanche devant le Parlement, a été reporté, précisant que « l’exposé du texte est reporté à lundi prochain ».

Le projet prévoit des amendes élevées pouvant atteindre 800.000 dinars, ainsi que des peines de prison allant jusqu’à 12 ans pour les infractions les plus graves. La réforme concerne l’ensemble de la chaîne de la sécurité routière, incluant la délivrance du permis de conduire, l’état des véhicules, la qualité des pièces de rechange et le contrôle des comportements des conducteurs.

Chaque année, les accidents de la route causent environ 3000 morts en Algérie. Face à ce bilan, les pouvoirs publics affichent leur volonté d’adopter une approche plus stricte afin de limiter les pertes humaines sur les routes du pays.