Le directeur général des forêts (DGF), Djamel Touahria, a indiqué jeudi à Sétif que les surfaces forestières touchées par les incendies ont reculé de 90 % en 2025. Selon lui, cette baisse montre l’évolution de la stratégie nationale pour lutter contre les feux de forêt et limiter leurs impacts.
Lors d’une visite d’inspection de projets liés à son secteur, il a expliqué que, pour la deuxième année de suite, le nombre d’incendies et les surfaces touchées ont été contrôlés grâce à des mesures préventives et au renforcement des dispositifs d’intervention rapide.
Il a également précisé que la superficie brûlée cette année « n’a pas dépassé les 5.000 hectares de forêts, de maquis, de broussailles, et autres ».
M. Touahria a ajouté que la mise en œuvre du plan d’action concernant la réhabilitation, l’extension et le développement du barrage vert avance à travers la création de pépinières dans 13 wilayas concernées par ce projet. L’objectif est d’assurer la continuité des plantations et de développer les espèces végétales locales dans le cadre de la stratégie nationale visant à élargir les superficies forestières et plantées.
Au début de sa visite, il a inspecté le chantier d’une pépinière administrative dans la commune d’El-Hamma, au sud de Sétif. Les travaux ont atteint un taux d’avancement supérieur à 80 %. Ce projet s’inscrit dans le programme d’extension du barrage vert.
Une fois terminée, la pépinière devrait produire entre 6.000 et 1 million de plants. Il est également prévu une inspection aérienne par drone de la masse forestière des montagnes de Boutaleb.
Sur le terrain, le directeur général a reçu des explications sur la situation du secteur dans la wilaya de Sétif, qui compte plus de 125.000 hectares de forêts, soit 19,22 % de sa superficie totale. Il a aussi été informé de l’état d’avancement du barrage vert, qui concerne 11 communes pour une superficie d’environ 74.000 hectares.
Dans la commune de Boutaleb, au sud de Sétif, il a lancé une opération de mise en valeur de terres forestières par location. Cette action porte sur 20 hectares dans la région de Mestaoua et prévoit un puits artésien, un réservoir d’eau, 13.000 arbres fruitiers ainsi que d’autres cultures agricoles.







