Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a exprimé, ce lundi, sa volonté de mobiliser l’ensemble des capacités de l’État pour soutenir l’autonomisation économique des jeunes. Ce message a été transmis à l’occasion du Sommet national sur « Les jeunes et la participation politique », dont les travaux ont débuté lundi au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal (CIC) à Alger.
Dans une allocution lue en son nom par le Premier ministre, Nadir Larbaoui, le chef de l’État a mis en avant l’importance de ce processus pour renforcer la place des jeunes dans la vie politique. Il a rappelé plusieurs dispositifs mis en place pour répondre à leurs attentes et les accompagner, citant « la création de l’allocation chômage », « la mise en place d’un écosystème intégré pour l’innovation et les start-up », ainsi que « la réforme du système de soutien et d’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME) ». Il a également mentionné « la création du système de l’auto-entrepreneur, récemment élargi à l’activité de micro-importation ».
Selon lui, l’État continue à œuvrer pour « libérer et soutenir l’initiative économique », « adapter le système de formation » et « développer les mécanismes de financement et d’accompagnement », en vue de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, d’innovateurs et de professionnels.
Ces efforts, a-t-il indiqué, ont permis la création de « milliers de start-up » et de « plusieurs petits et micro-projets », en plus de « la création de passerelles entre l’Université et le monde des affaires », afin de soutenir les idées innovantes des étudiants et les aider à concrétiser leurs projets.
Dans une autre partie de son intervention, le président de la République a appelé à « instaurer un nouveau modèle de pratique politique fondé sur l’intégrité dans l’action, la rigueur dans la gestion, l’esprit d’initiative et le travail de terrain ». Il a estimé que l’implication des jeunes dans la vie politique constitue « un gage essentiel pour construire un avenir prospère pour notre Nation et gagner la bataille du progrès, de la démocratie et de la justice sociale ».
Il a ajouté que les acquis obtenus jusqu’à présent « incitaient à redoubler d’efforts pour consacrer cette transformation qualitative dans la relation des jeunes avec les institutions de l’État », notamment les assemblées élues. Pour cela, il a souligné le rôle de « la formation politique », qu’il considère comme « une condition sine qua non pour préparer une génération apte à assumer la responsabilité ».
Le président Tebboune a également insisté sur l’importance de « finaliser et de mettre en œuvre le Plan national jeunesse selon une approche globale », tout en invitant les jeunes « à sortir du doute en s’engageant pleinement dans l’action de proximité ». Il a affirmé que cela constitue « le seul moyen permettant de surmonter les contraintes que pourraient imposer certaines pratiques révolues ou traditions surannées ».
Enfin, il a mis en avant la nécessité d’adopter « des moyens innovants de communication ouverte avec les différentes institutions », en s’appuyant sur des plateformes numériques capables de « raccourcir les distances », « imposer la transparence » et « renforcer l’impact de la voix des jeunes hésitants ». Il a conclu en affirmant que « gagner le pari de la confiance est le premier seuil à franchir pour garantir une participation politique efficace des jeunes ».








