Les prix de plusieurs légumes connaissent une hausse ces derniers jours sur les marchés. La tomate a dépassé les 200 dinars le kilogramme, alors qu’elle se vend habituellement autour de 60 dinars. La carotte suit la même tendance avec des prix qui dépassent les 150 dinars le kilo. De son côté, l’ail a enregistré une forte augmentation, atteignant jusqu’à 1200 dinars dans certains points de vente.
Face à cette situation, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a publié, vendredi 17 avril, un communiqué afin de donner des explications sur l’état du marché national, en particulier sur les prix et l’approvisionnement. L’organisation a abordé la flambée des prix constatée sur certains légumes qu’elle estime « conjoncturelle ».
Dans son communiqué, l’UGCAA indique que « la situation de l’approvisionnement et des prix sur le marché national demeure, dans son ensemble, normale et stable ». Elle reconnaît toutefois des hausses touchant certains légumes, notamment la tomate, la carotte et l’ail. Elle précise que cette évolution est « conjoncturelle et saisonnière », liée à « des facteurs climatiques, les cycles de production et une offre inférieure à la demande », des éléments qui reviennent régulièrement dans le fonctionnement des marchés.
L’organisation estime que la tendance pourrait s’inverser dans les prochains jours. Elle évoque « l’amélioration des conditions climatiques et l’arrivée de nouvelles productions agricoles dans les prochains jours », ce qui devrait conduire à « une amélioration de l’approvisionnement et une baisse progressive des prix ».
Par ailleurs, l’UGCAA souligne que les autres produits de consommation restent disponibles sur le marché. Elle parle de « des quantités suffisantes et des prix raisonnables » pour les fruits, légumes et produits de base, ajoutant que ces articles sont proposés régulièrement dans les commerces « aux prix réglementés en vigueur ». Cette situation est présentée comme un signe de continuité dans l’approvisionnement.
Le communiqué ajoute que ces variations sont liées à « des fluctuations conjoncturelles » qui « demeurent normales et temporaires ». L’UGCAA relie également ces mouvements à un contexte plus large, évoquant « les transformations économiques et sociales ainsi que les évolutions géopolitiques dans le monde, notamment au Moyen-Orient », qui peuvent avoir un impact sur les chaînes d’approvisionnement et les marchés internationaux.
Dans ce cadre, l’organisation indique poursuivre son travail « de manière coordonnée avec les pouvoirs publics, notamment le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national », afin de suivre la situation et d’assurer la disponibilité des produits sur le marché.
L’UGCAA appelle aussi les citoyens à rester prudents face aux informations circulant sur les réseaux. Elle invite « à ne pas se laisser entraîner par les rumeurs et les informations erronées » qui peuvent influencer la perception du marché.
L’organisation estime que « tous les indicateurs montrent que la situation évolue dans le bon sens », en attendant un retour progressif à une certaine stabilité dans les prix.
Arezki Nait Benali








