Plus de 350 tracteurs ont été mobilisés ce mardi 13 janvier par des agriculteurs en colère et ont stationné devant l’Assemblée nationale française à Paris. Cette action visait notamment à montrer leur opposition à la signature du traité UE-Mercosur prévue samedi.
Cette étape dans la capitale est organisée par le premier syndicat agricole, la FNSEA, et son partenaire, les Jeunes Agriculteurs. Elle intervient quelques jours seulement après des actions similaires menées par d’autres syndicats, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, eux aussi présents à Paris.
Les mesures annoncées par le gouvernement jusqu’ici n’ont pas permis d’apaiser la situation. « On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap », a affirmé Guillaume Moret, responsable FNSEA en Ile-de-France, devant l’Assemblée.
La contestation a été relancée par la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose bovine dans le Sud-Ouest et par l’approche imminente de l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Elle reflète aussi un mécontentement plus large d’une profession confrontée aux aléas climatiques et économiques.
Des mouvements similaires ont eu lieu dans d’autres pays européens, comme l’Italie, la Pologne ou l’Irlande. La ratification du traité UE-Mercosur nécessite encore un vote au Parlement européen, prévu au plus tôt en février. Un rassemblement d’agriculteurs est prévu devant le siège du Parlement à Strasbourg le 20 janvier.
Jeudi dernier, des agriculteurs étaient déjà entrés à Paris avec leurs tracteurs et avaient atteint la Tour Eiffel et l’Arc de Triomphe. Ils avaient demandé, à cette occasion, à être reçus par la présidente de l’Assemblée nationale et le président du Sénat français.









