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vendredi, mai 22, 2026
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L’Etat facilitera l’acquisition de bus de transport neufs

Lors de l’examen du projet de code de la route à l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a annoncé que l’État compte accompagner le renouvellement du parc national de transport et renforcer la sécurité routière, notamment à travers l’acquisition de nouveaux bus.

Intervenant mardi en séance plénière, le ministre a affirmé que l’État « facilitera la procédure » liée à l’achat de bus de transport neufs. Il a également assuré qu’« il n’existe aucun problème quant à l’importation de camions ». Cette démarche s’inscrit dans la décision déjà prise de retirer de la circulation les bus de plus de 30 ans, ainsi qu’une large partie de ceux âgés de 20 à 30 ans.

Dans ce contexte, Saïd Sayoud a précisé que l’acquisition de 10.000 bus destinés au transport urbain, suburbain et rural « se fera par étapes à partir de janvier prochain et se poursuivra jusqu’à mars ou avril ». L’objectif est d’améliorer progressivement les conditions de transport et de sécurité pour les usagers.

Abordant le transport ferroviaire, le ministre a évoqué le programme du secteur axé sur l’acquisition de nouveaux wagons pour le transport des voyageurs et des marchandises, ainsi que de locomotives de traction. Il a indiqué que celles destinées à l’exploitation de la mine de Gara Djebilet disposeront d’une « grande capacité de traction ».

Par ailleurs, le ministre a insisté sur l’importance du projet de loi portant Code de la route, qu’il considère comme un outil essentiel pour corriger les lacunes observées dans le domaine. Il a affirmé que « l’Etat ne ménagera aucun effort pour remédier aux différentes insuffisances constatées », soulignant que le texte prévoit des dispositions « contraignantes garantissant l’aménagement adéquat et durable des infrastructures routières et installations accessoires, et leur entretien ».

Concernant la responsabilité en cas d’accidents de la circulation, M. Sayoud a expliqué que, « conformément aux instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le projet consacre le principe de l’engagement de la responsabilité pénale et civile de l’ensemble des parties impliquées dans les accidents de la circulation », sur la base « des enquêtes des services de sécurité compétents ». Cette responsabilité, a-t-il ajouté, « concernera toute personne impliqué dans l’introduction ou la commercialisation de pièces de rechange contrefaites ».

Dans le cadre de la prévention des accidents, le ministre a assuré que « l’application rigoureuse de la loi et la poursuite judiciaire des contrevenants seront de mise, sans que cela n’implique l’intimidation des citoyens ou une quiconque pression à leur encontre ». Le projet de loi prévoit également « l’adoption du contrôle automatisé, à l’aide d’un système automatisé de détection des infractions routières, cette mesure ayant un effet dissuasif et garantissant un contrôle réel et efficace ».

Saïd Sayoud a aussi attiré l’attention sur l’installation non réglementaire des ralentisseurs, rappelant que « plus de 70% ont été installés par des citoyens ». Il a indiqué que des instructions ont été adressées aux walis pour procéder à la suppression des dispositifs non conformes et veiller à leur réalisation selon les normes techniques.

Au sujet du permis de conduire à points, le ministre a rappelé que le projet « est toujours en cours d’élaboration et devrait être prêt d’ici la fin de l’année 2026 ». Il a également fait savoir que son département « s’apprête à réglementer cette activité » liée aux transporteurs non agréés via les applications électroniques, précisant que le texte est en cours d’examen et « se trouve actuellement au niveau du Secrétariat général du Gouvernement ».

Enfin, concernant la création d’un Conseil national de la sécurité et de la sûreté routières, il a indiqué que cette instance viendra « en prolongement et en complémentarité aux missions de la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR) ». Le ministre a aussi révélé que « l’élaboration du projet d’un système multimédia pour les examens théoriques du permis de conduire a atteint un stade avancé, avec la création de centres répondant aux conditions et normes requises ».