Réaffirmant la position de son pays sur la question du Sahara occidental, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a fait savoir qu’elle est basée sur les résolutions de l’ONU et du Conseil de sécurité, appelant tous les acteurs concernés à permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, rapporte l’agence Sahara Presse Service (SPS).
« Moscou adopte une position unifiée sur toutes les questions similaires », a expliqué Lavrov en réponse à une question sur les événements liés à la question palestinienne et à celle du Sahara occidental, tout en soulignant que ce dossier est à l’ordre du jour des Nations Unies depuis une cinquantaine d’années.
Il a ajouté : « Il existe des résolutions claires du Conseil de sécurité sur la manière de résoudre la question du Sahara occidental, par le biais du droit à l’autodétermination. Ce principe a toujours fait l’objet d’un consensus au sein du Conseil de sécurité… », rappelant que la Russie considère que « toute solution acceptable pour toutes les parties est une solution légitime ».
« Tant qu’un accord entre toutes les parties concernées, basé sur un juste équilibre des intérêts, n’a pas été conclu, la Russie ne considérera pas l’affaire comme close », a affirmé le chef de la diplomatie russe, en référence à la position du président Donald Trump, à la fin de son premier mandat, ayant reconnu le Sahara occidental comme faisant partie du Maroc.
Tout en déclarant que les résolutions du Conseil de sécurité restent la seule référence valable à l’heure actuelle, Lavrov a indiqué : « Si une nouvelle résolution, fondée sur d’autres principes, est élaborée pour résoudre ce contentieux, nous serons prêts à en débattre, à condition qu’elle soit acceptable pour toutes les parties prenantes. »







