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La justice appelée à sévir face à la criminalité

Justice: les procès seront organisés sans public à cause du coronavirus
Justice

Face à la recrudescence des agressions dans les rues, la justice algérienne se prépare à renforcer sa réponse pénale. Le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Lotfi Boudjemaa, a donné des instructions fermes aux juridictions pour appliquer la loi dans toute sa rigueur, notamment contre les gangs de quartier et les agressions physiques visant les citoyens.

Ces orientations ont été données lors d’une réunion tenue samedi 11 octobre à Alger avec les présidents de cours et les procureurs généraux. Cette rencontre avait pour but de préparer la nouvelle année judiciaire et d’évaluer le bilan de l’année écoulée.

« Des défis nous attendent pour rétablir la confiance du citoyen dans la justice de son pays et garantir la sécurité judiciaire pour la société », a déclaré le ministre. Il a ajouté que ce travail repose sur la « moralisation de l’action judiciaire », l’amélioration de la qualité des jugements, l’application des décisions de justice et le renforcement du service rendu au citoyen.

Lotfi Boudjemaa a insisté sur la nécessité de traiter en priorité les affaires de grande criminalité qui menacent la sécurité publique. « Avec les autres appareils de l’État chargés d’appliquer la loi, la justice joue un rôle essentiel dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes en s’opposant avec la force de la loi aux différents phénomènes de la criminalité qui menacent la société et la quiétude du citoyen », a-t-il rappelé.

Le ministre a demandé aux responsables du secteur judiciaire de poursuivre « les efforts tangibles pour limiter toutes les formes de grande criminalité, notamment la criminalité organisée ». Il a également souligné l’importance de traiter ces affaires « avec l’efficacité voulue et dans le respect rigoureux des droits de l’Homme et des impératifs du procès équitable ».

Parmi les infractions ciblées figurent les affaires de gangs urbains, le trafic de drogue, la corruption, le blanchiment d’argent, les infractions de change, la spéculation illicite, l’atteinte aux terres et aux biens de l’État, ainsi que toutes les agressions contre les citoyens. Le ministre a aussi évoqué les infractions au Code de la route et « tous les crimes qui touchent à l’intégrité des personnes et des biens ou aux ressources du pays ».