La Fédération algérienne de football (FAF) a pris une décision importante concernant les salaires des joueurs évoluant dans les clubs de Ligue 1 Mobilis. Depuis quelques années, ces salaires ont atteint des montants très élevés, souvent difficiles à honorer pour les clubs.
Ce phénomène est d’autant plus critiqué que ces clubs sont financés par des entreprises publiques comme Sonatrach, Mobilis, Serport ou Sonelgaz. Ces financements proviennent donc d’argent public, ce qui a suscité de nombreuses réactions négatives dans l’opinion.
Pour mettre un terme à ces pratiques, « une réunion a eu lieu lundi 30 décembre au siège de la FAF entre les dirigeants de celle-ci et ceux des clubs de l’élite ». La rencontre, qui faisait suite à des discussions avec le ministère des Sports, a conduit à des décisions concrètes.
Le communiqué de la FAF publié le lendemain précise les mesures prises, notamment « la rationalisation des dépenses par un suivi budgétaire rigoureux, sous le contrôle de la DCGF de la FAF », « la mise en place d’un nouveau contrat type de performance du joueur professionnel dès le mois de juin 2025 », et « la réalisation d’une charte éthique imposable à tous les intervenants dans le football professionnel ».
En ce qui concerne les salaires, la FAF a fixé un plafond de 2,5 millions de dinars par mois pour les joueurs. Toutefois, il ne s’agit pas d’un plafonnement strict. Les clubs peuvent dépasser ce montant dans des cas exceptionnels, mais ils doivent fournir des garanties à la FAF et à la LFP pour prouver leur capacité à payer ces salaires.
Même avec ce plafond, 2,5 millions de dinars, ou 250 millions de centimes, est déjà une somme colossale comparativement au niveau moyen des salaires en Algérie où le SMIG est fixé à 20 000 dinars. Ce montant est aussi jugé disproportionné par rapport au niveau des joueurs concernés, qui peinent à briller sur la scène internationale ou à renforcer l’équipe nationale.
Par ailleurs, les gros salaires ont parfois été associés à des pratiques douteuses, telles que des malversations ou des commissions illégales impliquant différents acteurs du milieu.
Ces nouvelles règles visent donc à assainir la gestion financière des clubs et à encourager un fonctionnement plus éthique du football professionnel en Algérie.








