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vendredi, mai 22, 2026
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Économie : L’Algérie enregistre l’une des meilleures croissances dans la région MENA

croissance mondiale

Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment publié ses prévisions pour l’économie de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) en 2024. Selon ces estimations, l’Algérie devrait connaître une croissance de 3,8 %, la plaçant parmi les pays ayant les taux de croissance les plus élevés de la région. Seuls les Émirats arabes unis devraient faire mieux, avec un taux de 4 %.

Bien que les projections du FMI pour l’Algérie soient en légère baisse par rapport à 2023, où la croissance était de 4,1 %, elles dépassent celles d’autres grandes économies régionales, comme l’Égypte (2,7 %) et l’Arabie Saoudite (1,5 %). Cependant, elles restent en deçà des prévisions du gouvernement algérien, qui estime, dans le cadre du projet de loi de finances 2025, que l’économie du pays pourrait croître de 4,4 % en 2024.

Concernant les voisins de l’Algérie, le Maroc devrait connaître une croissance de 2,8 %, la Tunisie de 1,6 %, et la Libye de 2,4 %, un net ralentissement après un taux de croissance de 10,2 % en 2023.

Le FMI a également noté une baisse de l’inflation en Algérie. Celle-ci est passée de près de 8 % en décembre 2023 à moins de 5 % en août dernier. Cette baisse est attribuée à un dinar plus fort et à la réduction des prix de certains produits alimentaires.

Toutefois, le FMI souligne que l’Algérie, comme d’autres pays de la région, pourrait continuer à faire face à des déficits budgétaires importants, accentués par des baisses de recettes et une augmentation des dépenses publiques, notamment dans les salaires et les subventions.

En effet, le projet de loi de finances 2025 prévoit pour l’Algérie un déficit budgétaire de 8 271,55 milliards de dinars et des dépenses de transfert de 5 872,37 milliards de dinars, dont une part importante est consacrée aux subventions des produits de base comme les céréales, le lait et l’énergie.

Le FMI signale par ailleurs un ralentissement des réformes financières en Algérie, ainsi qu’une faible présence du secteur privé dans le domaine bancaire et un développement limité des marchés de capitaux.

Voici quelques prévisions de croissance pour 2024 dans la région :

  • Algérie : 3,8 %
  • Égypte : 2,7 %
  • Iran : 3,8 %
  • Irak : 0,1 %
  • Maroc : 2,8 %
  • Tunisie : 1,6 %
  • Émirats arabes unis : 4 %
  • Arabie Saoudite : 1,5 %