La compagnie aérienne nationale Air Algérie prépare l’ouverture de nouvelles liaisons internationales à partir de 2026, dans le cadre du renouvellement de sa flotte. Plusieurs destinations sont concernées, notamment cinq villes africaines, mais aussi en Varsovie en Pologne (Europe) et Shanghai en Chine (Asie).
Lors d’une conférence de presse organisée jeudi 9 avril, le PDG de la compagnie, Hamza Benhamouda, a présenté les grandes lignes de ce programme. Il intervenait aux côtés de Mokhtar Saïd Mediouni et de Abdelkader Salmi, après la signature d’un accord portant sur la création d’un centre de fret aérien à l’aéroport d’Alger.
Parmi les projets annoncés, une liaison entre Alger et Libreville, au Gabon, devrait entrer en service à la mi-juin. Le responsable a également indiqué que la compagnie compte renforcer sa présence sur le continent africain avec l’ouverture de lignes vers Luanda (Angola), Maputo (Mozambique), Accra (Ghana) et Lagos (Nigeria).
En parallèle, Air Algérie envisage d’élargir son réseau vers d’autres régions. Une ligne vers Shanghai (Chine) est prévue pour l’hiver 2026, tandis qu’une desserte vers Varsovie (Pologne) figure aussi parmi les objectifs. La réalisation de ces projets reste toutefois liée à la réception progressive de nouveaux avions.
De son côté, le responsable de la Société de gestion des services et infrastructures aéroportuaires d’Alger a évoqué les évolutions en cours au niveau de l’aéroport. Celui-ci a accueilli plus de 10 millions de passagers l’année dernière, et les prévisions tablent sur plus de 11 millions en 2026. Des aménagements sont en cours, notamment au Terminal 1, qui devrait accueillir une partie des vols à bas coût.
Il a également mis en avant les efforts de modernisation engagés, avec l’introduction de solutions numériques destinées à fluidifier les procédures. Des dispositifs d’enregistrement automatisé et des parcours utilisant la reconnaissance biométrique doivent être déployés à partir de l’été prochain afin de réduire les délais et simplifier les formalités.
Ces changements incluent aussi des mesures liées à l’environnement et à la sécurité, comme l’utilisation de bus électriques et la mise en place d’un système de gestion des risques liés à la faune aviaire.
De nouvelles installations sont prévues pour améliorer les conditions des passagers en transit, notamment des cabines de repos. Selon M. Mediouni, ces actions traduisent « une réelle volonté de développer le secteur du transport aérien national, d’en renforcer la compétitivité et de consolider la position de l’aéroport d’Alger en tant que hub régional majeur ».
Arezki Nait Benali








