Le secteur des télécommunications spatiales s’ouvre à la concurrence en Algérie. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi 9 avril le ministère de la Poste et des Télécommunications dans un communiqué, à la suite de l’initiative de l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) qui a lancé un appel d’offres pour l’attribution de deux licences liées aux réseaux satellitaires.
Selon le communiqué, cette ouverture s’inscrit dans une démarche plus large visant à élargir l’accès aux services numériques sur le territoire national. « Dans le cadre des efforts visant à généraliser l’accès aux services de télécommunications et à réduire la fracture numérique à travers les différentes régions du pays, le ministère de la Poste et des Télécommunications annonce le lancement de la concurrence dans le domaine des télécommunications spatiales », indique la même source, précisant que « l’ARPCE a lancé un appel d’offres pour l’octroi de deux licences d’établissement et d’exploitation de réseaux de communications électroniques ouverts au public par satellite sur orbite non géostationnaire ».
Cette opération doit permettre l’arrivée de solutions satellitaires capables de fournir un accès Internet à haut débit, notamment dans les zones isolées où les infrastructures classiques sont difficiles à installer. Le but affiché est aussi de réduire les écarts d’accès au numérique entre les différentes régions.
Le communiqué ajoute que cette initiative vise également à « diversifier l’offre de services de télécommunications électroniques, stimuler la concurrence sur le marché, consacrer l’accès équitable à Internet et soutenir le développement de solutions liées à l’Internet des objets (IoT) dédiées aux projets structurants, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie minière et des transports ».
Dans ce cadre, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a souligné l’importance de cette démarche. Il a déclaré que cette initiative marque « une étape importante dans le renforcement de l’infrastructure numérique de l’Algérie », car elle vise à « acheminer les services Internet à haut débit vers tout le territoire national, notamment les zones difficiles d’accès ».








