Une récente étude internationale a classé la Protection civile algérienne au 10e rang mondial parmi les meilleurs corps de défense civile, grâce à son haut niveau de préparation et à sa capacité à faire face aux grandes catastrophes, précisant qu’elle est le seul organe africain à avoir réussi à se hisser parmi les trente (30) meilleurs au monde.
Cette évaluation repose sur une étude réalisée par l’Université Harvard et élaborée par deux spécialistes américains, Alfred Maxime et Gianna Thompson, et publiée par le site du journal Posp, spécialisé dans les analyses politiques et sécuritaires.
Plusieurs indicateurs ont été pris en compte, dont le volume annuel d’interventions déclarées, le nombre d’agents rapporté à la population, l’expérience acquise lors d’opérations de grande ampleur, les caractéristiques géographiques des pays évalués ainsi que la participation à des missions de secours à l’étranger.
D’après les résultats publiés, les services de protection civile des États‑Unis occupent la première place du classement. Les services du Japon, de l’Allemagne, de la Russie, de la Corée du Sud, de la Turquie, du Canada et de la France figurent également dans le groupe de tête, aux côtés de l’Algérie.
Le rapport précise par ailleurs que l’Algérie est le seul pays africain à être représenté parmi les trente premiers organismes de défense civile au niveau mondial.
L’étude souligne également le rôle du directeur général de la Protection civile, le colonel Boualem Boughlaf, en poste depuis 2018. Sous sa direction, l’institution a engagé plusieurs ajustements dans son organisation, notamment à travers la multiplication d’exercices de simulation liés aux risques naturels et industriels.
Des consignes ont aussi été adressées aux unités locales dans les différentes wilayas afin de programmer des manœuvres opérationnelles ciblées, portant sur les feux de forêt, les accidents en mer, les incendies d’immeubles et de sites industriels, ainsi que sur les inondations, les crues soudaines et les séismes.
Selon les données du rapport, cette approche axée sur l’anticipation a contribué à améliorer la préparation opérationnelle des équipes et à renforcer leur capacité à intervenir face à différents types de catastrophes et d’accidents majeurs.








