Le bâtonnier de l’Ordre des avocats d’Alger, Mohamed Baghdadi, a annoncé, samedi à Alger, la création du Centre algérien de règlement des différends, une nouvelle structure destinée à renforcer les capacités nationales en matière d’arbitrage et de médiation.
Cette annonce a été faite en marge d’un séminaire international consacré au thème « L’arbitrage international : souveraineté et modes alternatifs de règlement des différends », organisé en présence de membres du gouvernement ainsi que de représentants de plusieurs organismes nationaux.
Selon les organisateurs, le futur centre devra offrir un cadre institutionnel adapté au traitement des litiges, tout en contribuant à renforcer les compétences nationales dans les domaines de l’arbitrage et des modes alternatifs de règlement des différends. L’initiative vise également à soutenir la place de l’Algérie sur le plan régional dans ce domaine.
S’exprimant devant la presse, Mohamed Baghdadi a expliqué que « ce qui le distingue avant tout, c’est son indépendance, car devant regrouper un ensemble d’experts et d’arbitres selon les spécialités, permettant ainsi le respect des intérêts de toutes les parties ».
Il a ajouté que le centre reposera sur « la rapidité, la confidentialité et la compétence économique ». Il a aussi indiqué que l’un des axes essentiels de cette structure sera « la formation d’arbitres et d’experts algériens qualifiés dans divers domaines, ce qui renforce les capacités de règlement des différends commerciaux et d’investissement avec efficacité et impartialité ».
De son côté, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a estimé que la création de ce centre « contribuera réellement à concrétiser un ensemble d’objectifs d’intérêt général, d’autant plus que l’Algérie, de par sa position géographique importante et stratégique, est apte à devenir un pôle régional d’arbitrage commercial international et de règlement des différends liés à l’investissement et au commerce international ».









