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vendredi, mai 22, 2026
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Amendement technique de la Constitution : Ce qu’a dit le président Tebboune

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’amendement technique de la Constitution s’inscrit dans la continuité du processus de consolidation démocratique en Algérie. Il s’est exprimé à ce sujet lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusé samedi soir à la télévision et à la radio publiques.

À cette occasion, le chef de l’État a expliqué que « l’amendement technique de la Constitution participe de la construction d’une véritable démocratie, fondée sur une référence constitutionnelle et politique ». Il a également estimé que le texte constitutionnel adopté en 2020 reste globalement satisfaisant, rappelant qu’« il n’y a rien à redire sur la Constitution de 2020, qui a introduit de nouvelles dispositions telles que la constitutionnalisation de la Déclaration du 1er Novembre 1954, du Conseil supérieur de la jeunesse et de la société civile ». Le Président a néanmoins relevé certaines insuffisances, évoquant notamment « des lacunes dans l’application de certains articles, notamment en lien avec le renouvellement par moitié des membres du Conseil de la nation ».

Interpellé sur les critiques liant cet amendement technique à une éventuelle révision du nombre de mandats présidentiels, Abdelmadjid Tebboune a répondu : « Nous travaillons avec patriotisme et sincérité, contrairement à ces parties stipendiées et instrumentalisées pour déstabiliser le pays ».

Abordant ses échanges avec les acteurs politiques, le Président a rappelé qu’il poursuit un dialogue visant à mettre en place un « Etat fort et solide, qui ne disparaît pas avec la disparition des hommes ». Il a également indiqué que la révision de la loi sur les partis, engagée à la demande des formations politiques, représente une « étape démocratique », précisant que le dialogue engagé avec ces partis « porte sur un projet de société ».

A ce titre, le président de la République a réaffirmé que la liberté d’expression est « garantie par la Constitution », tandis que « la liberté d’insulter et de diffamer » est rejetée, prévenant que l’Etat ne tolèrera aucun discours de division entre les membres du peuple algérien au nom de la liberté d’expression.

Dans le même contexte, le président de la République a abordé les mesures de régularisation pour les jeunes Algériens établis à l’étranger en situation précaire ou irrégulière, précisant que tous les Algériens sont concernés par ces mesures, à l’exception de ceux « dont l’implication dans des faits d’intelligence avec des parties étrangères a été avérée, et qui seront traduits devant la justice ».

Le président de la République a, en outre, réfuté tout lien entre ces mesures de régularisation et les obligations de quitter le territoire français (OQTF) imposées par les autorités françaises à des citoyens algériens sans leur accorder la plénitude de leurs droits.

Evoquant les réserves soulevées autour du code de la route et les « tentatives d’incitation à la provocation » auxquelles se sont livrées certaines parties concernant ce dossier, il a salué le niveau de conscience atteint par le peuple algérien, qui n’a pas cédé à ces tentatives de semer la confusion, ainsi que l’efficacité des institutions de l’Etat dans le traitement de cette question dans un cadre démocratique.