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Complément d’enquête : Ségolène Royal dénonce un reportage « injurieux » pour l’Algérie et « orienté politiquement »

Mme Ségolène Royal, présidente de l’association France-Algérie (AFA), a expliqué mercredi les raisons pour lesquelles elle a refusé de participer au reportage « Complément d’enquête« , diffusé sur France 2. Elle a estimé que le sujet était à la fois « injurieux » pour l’Algérie et « orienté politiquement ».

Dans ses explications, elle a indiqué qu’elle devait initialement intervenir dans les +Fauteuils rouges+ à la fin de l’émission. Toutefois, en raison de la sensibilité du thème abordé, elle a demandé à visionner le reportage avant sa diffusion. Après l’avoir vu, elle a déclaré : « J’ai refusé de participer à ce reportage, alors que je devais être invitée dans les +Fauteuils rouges+ à la fin de l’émission.
Mais connaissant l’extrême sensibilité du sujet, j’ai demandé à voir le film. Et quand je l’ai vu, j’ai dit : pas question que je vienne cautionner et même susciter de l’audience, parce que mon nom attire les téléspectateurs sur un sujet que je désapprouve et qui est totalement injurieux pour l’Algérie ».

Dans un entretien accordé à la Télévision algérienne, qui sera diffusé ce soir sur Canal Algérie, Mme Royal a également indiqué avoir adressé un message dans lequel elle qualifie le contenu du reportage d’« inadmissible ». Elle a aussi réagi en ces termes : « Imaginez qu’une chaine de télévision publique algérienne diffuse le même reportage sur Emmanuel Macron. Imaginez ce que dirait la France. Comment peut-on concevoir une chose pareille? Il n’y a pas un seul sujet positif ».

Par ailleurs, elle a considéré que le reportage « a jeté le discrédit sur les élus binationaux », le jugeant « choquant ». Elle a ajouté : « Je pense que le reportage a commencé quand Bruno Retailleau était ministre de l’Intérieur, ce qui ne m’étonne donc pas », estimant que « cela a été orienté ».

Selon Mme Royal, « l’objectif de ce reportage, quand on y réfléchit bien, est de disqualifier les binationaux ». Elle a notamment relevé qu’« on y entend le témoignage anonyme d’une élue qui raconte qu’elle a subi des pressions du consulat, alors que les consulats sont toujours au contact de leurs ressortissants pour dynamiser et donner une bonne image de leur pays ». Elle a enfin souligné que « le mécanisme qui consiste à disqualifier les élus binationaux en injectant ce petit poison du soupçon d’ingérence est +signé+ d’une part, et d’autre part, il survient à deux mois des élections municipales en France ».