Le secteur de l’hydraulique va bientôt se renforcer par cinq nouveaux barrages qui viendront s’ajouter aux 81 déjà existants en Algérie, avec un apport estimé à 300 millions de mètres cubes d’eau. Parmi ces nouveaux barrages, celui de Khenchela, « sera mis en eau dans quelques jours », selon Mme Nadia Ouchar, directrice centrale à l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT), qui s’est exprimée, ce mardi 6 janvier sur les ondes de la radio Chaîne 3.
Le taux de remplissage des barrages a connu en 2025 un léger recul passant de près de 35% à 33,82% actuellement, sachant que les volumes fluctuent au cours de l’année en fonction de la consommation et des apports. En 2024, le taux était de près de 40%.
Mme Ouchar a expliqué que les apports pluviométriques qui se produisent simultanément en ce moment sur plusieurs wilayas du pays, notamment en neige, sont de bon augure et apportent l’espoir d’un taux de remplissage plus important. « Il faudrait cependant des précipitations pendant au moins dix jours », a-t-elle dit.
Concernant les cinq nouveaux barrages, l’invitée de la Radio précise qu’il s’agit de celui de Djedra dans la wilaya de Souk Ahras, déjà mis en eau, des deux barrages dans la wilaya de Tizi-Ouzou (Sidi Khelifa et Souk N’Tleta), du barrage de Lzereg dans la wilaya de Khenchela et celui de Bouhdid à Annaba, « qui n’est pas un barrage de stockage mais plutôt pour protéger la ville des crues et inondations ».
Elle a fait savoir que d’autres projets sont à venir pour la construction de nouveaux barrages en application de la stratégie nationale pour la sécurité hydrique. Aussi, « une quarantaine d’études sont au niveau de l’ANBT et au ministère dans la perspective d’augmenter nos réserves d’eau à 1 milliard de mètres cubes », a-t-elle précisé.









