L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) se développe rapidement à travers le monde, avec des investissements et dépenses atteignant plusieurs centaines de milliards de dollars. Les pays cherchent à renforcer leurs capacités numériques pour ne pas manquer ce qu’ils considèrent comme une technologie clé pour l’avenir. Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes et d’entreprises utilisent l’IA.
Selon la sixième édition de l’indice mondial de l’IA publié par The Observer, 93 pays ont été évalués sur leur investissement, leur innovation et la mise en œuvre de cette technologie. Les États-Unis et la Chine occupent les premières places du classement. L’Algérie arrive à la 65e place mondiale, 9e dans le monde arabe et première au Maghreb. L’indice se base sur 108 indicateurs provenant de 24 sources publiques et privées, regroupés en sept catégories : le talent, l’infrastructure, l’environnement opérationnel, l’innovation, la stratégie gouvernementale, le développement et l’aspect commercial.
En matière de talent, qui mesure la disponibilité de spécialistes en IA, l’Algérie est 62e. Pour l’infrastructure, évaluant les moyens physiques comme le calcul haute performance et la production de semi-conducteurs, le pays se place à la 77e position. L’environnement opérationnel, qui reflète l’adoption de l’IA par la société, le classe 78e. Sur le plan de l’innovation, l’Algérie est 69e, tandis que pour le développement d’applications et de produits liés à l’IA, elle est 74e. Concernant la commercialisation, c’est-à-dire l’investissement privé et le dynamisme du secteur, le pays figure à la 86e place. Le meilleur résultat concerne la stratégie gouvernementale, avec la 30e position.
Ces résultats montrent que l’Algérie doit encore renforcer ses infrastructures, encourager l’innovation et favoriser l’investissement privé pour développer l’IA dans le pays.
Le financement reste un élément clé dans cette compétition mondiale. Le rapport note que 77 % des investissements mondiaux en IA sont réalisés par le secteur privé, contre 56 % en 2024. Certaines entreprises, comme OpenAI, consacrent plusieurs milliards de dollars chaque année à leurs projets.
Le rapport souligne également la montée rapide de certains pays asiatiques, notamment les Émirats arabes unis, la Corée du Sud et Taïwan. L’Europe, en comparaison, reste derrière. Aux États-Unis, les investissements privés en IA représentent environ 90 % du total mondial au cours des neuf premiers mois de 2025, contre 3,9 % en Europe et 2,9 % en Asie. La part des publications européennes dans les principales conférences sur l’IA est passée de 16 % à 12 %. Des pays comme l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, classés respectivement 14e et 9e, continuent d’investir dans les infrastructures et l’usage de l’IA.




