La Banque mondiale met en avant les actions engagées par l’Algérie pour limiter le torchage du gaz. Dans son dernier rapport consacré à l’économie nationale, l’institution indique que les émissions de CO₂ par habitant ont « atteint en moyenne 6,4 tonnes équivalent CO2 entre 2013 et 2023 ».
Selon la même source, ce niveau reste plus élevé que celui « observé dans les autres pays d’Afrique du Nord », tout en demeurant « nettement inférieur à celui des principaux producteurs d’hydrocarbures de la région ».
Le rapport précise que « la combustion d’énergie fossile constitue la principale source d’émissions, mais les émissions fugitives, notamment issues du torchage de gaz lors de l’extraction du pétrole brut, y contribuent également de manière significative ».
La Banque mondiale note par ailleurs les efforts engagés par l’Algérie, jugés « notables », en particulier depuis 2020. Ces actions se sont traduites par une « diminution marquée de l’intensité du torchage observée en 2023 ». En 2024, le pays a enregistré « la deuxième plus forte réduction mondiale du torchage de gaz ».
Pour l’Algérie, qui figure parmi les principaux fournisseurs de gaz de l’Europe, la Banque mondiale estime que la décarbonation des industries existantes, la réforme des subventions aux carburants, l’introduction d’une fiscalité carbone et le développement des énergies vertes « constitueraient des priorités stratégiques ». Ces axes sont présentés comme essentiels pour soutenir les exportations dans un contexte de transition vers une économie plus industrialisée.
L’institution souligne aussi que « la transition écologique des industries à forte intensité carbone, telles que les engrais, le fer et l’acier ou le ciment, sera essentielle pour préserver l’accès des exportations algériennes au marché européen dans le cadre du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) ».
Les données présentées font état d’une baisse de 5 % du volume de gaz torché en Algérie, tandis que « l’intensité de torchage, quantité de gaz brûlée par unité de production, a baissé de 3 % ». Ces résultats placent le pays comme « leader mondial en matière de réduction du torchage en 2023 ».
La Banque mondiale rappelle que « depuis 2020, Sonatrach a mis en œuvre plusieurs projets de récupération du gaz torché à Hassi Messaoud, le plus grand champ pétrolier du pays ». En 2023, ces projets ont été élargis à d’autres sites, notamment Tiguentourine, Ohanet et Tin-Fouye-Tabankort, où de nouvelles initiatives devraient permettre de poursuivre la réduction des volumes de gaz torché.









