Le moudjahid et ancien technicien de la télévision algérienne, Ahmed Bouhired, est décédé à l’âge de 85 ans. Plusieurs responsables ont salué son engagement durant la Révolution et son rôle dans l’édification du secteur audiovisuel national après l’indépendance.
La Direction générale de la communication à la Présidence de la République a annoncé, dimanche, le décès d’Ahmed Bouhired, moudjahid et technicien à la télévision algérienne. Il est décédé à l’âge de 85 ans.
Dans un message publié à cette occasion, la Direction a exprimé sa « profonde émotion » et sa « grande tristesse », soulignant que « le défunt est considéré comme l’un des piliers de la radio et de la télévision algérienne, et parmi les techniciens ayant relevé le défi de poursuivre les émissions le 28 octobre 1962, après son retour des bastions de la Révolution dans la wilaya quatre historique ». Elle a adressé ses condoléances « les plus sincères à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la famille médiatique », priant Dieu de lui accorder Sa miséricorde.
Ahmed Bouhired a rejoint la wilaya IV historique au début des années 1960, où il a combattu au sein de l’Armée de libération nationale (ALN) jusqu’à l’indépendance. En septembre 1962, il a été convoqué par le moudjahid Abdelrahmane Laghouati pour rejoindre l’équipe technique de la radio et de la télévision. Il a ainsi participé à la reprise de la diffusion dès le 28 octobre 1962.
Durant sa carrière, il a contribué au développement des infrastructures techniques de la radiodiffusion publique. Il a notamment dirigé le projet de la Maison de la Radio et de la Télévision à Constantine, inaugurée en 1970 par le président Houari Boumédiène. Plus tard, il a supervisé le lancement de Canal Algérie via satellite, à la suite de négociations avec Eutelsat.
Ahmed Bouhired a occupé plusieurs fonctions au sein de la RTA, dont chef du département des ressources techniques et de la production, directeur des services et équipements techniques (DSTE), puis assistant du directeur général chargé des questions techniques.
Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, a salué sa mémoire : « C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès du moudjahid Ahmed Bouhired, l’un des piliers de la radio et de la télévision algérienne, qui a répondu à l’appel de la patrie dès la Révolution et a poursuivi sa mission dans le combat médiatique. Son départ, coïncidant avec la fête de l’Indépendance, symbolise sa fidélité à la nation jusqu’aux derniers instants. Qu’Allah accorde au défunt Sa miséricorde et l’accueille en Son vaste Paradis ».
De son côté, le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Laïd Rebiga, a également exprimé sa peine : « C’est avec une profonde affliction que j’ai appris la nouvelle du décès du moudjahid Ahmed Bouhired, membre de l’Armée de libération nationale (ALN), qu’Allah Tout-Puissant lui accorde Sa miséricorde. En cette douloureuse épreuve, je tiens à présenter à sa famille, ainsi qu’à ses compagnons d’arme, mes condoléances les plus sincères, priant Allah Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa sainte miséricorde et de l’accueillir en Son vaste paradis parmi les prophètes, les véridiques et les pieux ».
Le ministre de la Communication, Mohamed Meziane, a lui aussi rendu hommage au défunt, le qualifiant de « pionnier de la technique à la télévision algérienne ». Il a présenté ses condoléances à « la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la famille médiatique de la télévision algérienne, priant le Tout-Puissant de l’accueillir en Sa Sainte Miséricorde et d’accorder à ses proches patience et réconfort ».








